Archives pour la catégorie Throwback Thursday

Throwback Thursday #2 {Au milieu de nulle part}

Le pire dans tout ça, c’est que j’ai pris cette photo en direction de la partie la plus peuplée du village.

C’était en août 2012. J’étais enceinte sans le savoir. Cet été-là, nous avons passé les vacances au milieu de nulle part.

Vous croyez que j’exagère? Google Maps me dit qu’il faut compter 6h43 pour s’y rendre en voiture, et encore ça ne prend pas en considération les possibles embouteillages (car il faut passer par des zones très touristiques, avec stations de ski, parcs aquatiques et surabondances de chalets) ni les conditions météo. Quand on sait qu’il y a au moins 150km de route non-asphaltée, on comprend que même une toute petite averse peut tout changer. L’hôpital le plus près est à 2h de route. Et quand on regarde sur Google Maps (toujours) on voit des arbres. Que des arbres. Et quelques lacs aussi, mais certains sont difficiles à voir… à cause des arbres. Alors, convaincus que je parle bel et bien du milieu de nulle part, sans hyperbole?

Mes beaux-parents ont un chalet là-bas. Près d’un lac. Il y a des voisins, mais on ne les voit pas et, surtout, on ne les entends pas.

Le caaaaaaalme.

J’ai hâte de pouvoir y retourner. Prendre ça relax en famille, allaiter au bout du quai, permettre à Renard de faire la sieste sans jamais être dérangé par les voisins trop bruyants.

Y’a que les six heures et quarante-trois minutes de route que je redoute un peu. Chose certaine, quand nous irons passer les vacances là-bas avec le bébé, ça me fera du matériel pour au moins un article sur le blog, ha!

Vous passez les vacances où, vous?

Throwback Thursday #1 {Bedon}

C’est bien parce que j’ai accouché il y a bientôt neuf mois que je peux me prétendre nostalgique de cette période de ma vie.

Février 2014 – 6 mois de grossesse

J’étais toujours épuisée — pas fatiguée, é-pui-sée. J’avais mal partout, surtout au bassin. Habituellement distraite, mon syndrome du neurone unique, comme ils disent, était catastrophique. Sans parler des côtés franchement dégueulasses de la grossesse… J’en avais assez de ces femmes qui projetaient leurs insécurités sur moi, en me prédisant césarienne d’urgence, problèmes d’allaitement et autres difficultés. J’étais encore plus exaspérée de recevoir les conseils d’individus sans enfants, qui évidemment s’y connaissaient mieux que Chéri et moi (évidemment!).

J’en suis tout de même nostalgique. J’aimais sentir Renard bouger. Le savoir en sécurité, bien au chaud. Suivre son développement (ah, selon mon livre, bébé a des cils cette semaine). Me retrouver devant un infini de possibilités, certains qui faisaient peur, d’autres plus inoffensifs. Vivre cette expérience magique (mon corps en produisait un autre quand même, ce n’est pas rien!) et me retrouver dans le clan de celles-qui-savent.

Et puis malgré tous les désagréments, même s’ils polluaient mon quotidien, j’ai hâte de les retrouver lorsque Bébé #2 fera son nid dans mon bedon. On affirme que ce n’est pas la destination qui compte, mais bien le chemin… En ce qui concerne la grossesse, permettez-moi d’être en désaccord. Un petit bébé tout rose, c’est quand même mieux que des nausées matinales, non?